2025-01-08— 2026-03-26 · 2 min
Un aperçu de ma traversée de la HRP, avec quelques chiffres à la clé.
La Haute Randonnée Pyrénéenne (HRP), ça commence tout bêtement : les pieds dans l’Atlantique, sur une plage d’Hendaye, à côté du casino. Une photo, et hop, direct dans la chaleur du Pays Basque. À partir de là, le sentier ne tarde pas à montrer les crocs. Les jours s’enchaînent, le paysage évolue doucement : quelques routes, de l’herbe, de la boue, puis un monde minéral, des montées raides, des descentes sans fin, beaucoup de cairns, et des chemins qui semblent s’étirer à l’infini. Pour ceux qui débarquent sans préparation, c’est le chaos. Pour moi, c’était aussi le chaos, mais un genre de chaos que j’avais envie d’accueillir.
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Cette rando, qui traverse les Pyrénées de l’Atlantique à la Méditerranée, c’était bien plus qu’un simple défi physique. C’était une longue conversation avec la montagne, une conversation qui pouvait être aussi belle que cruelle. Les petits matins, des réveils dans l’humidité, ou au contraire sous le soleil et avec une magnifique vue ; les après-midis mettaient ma patience, et surtout mon corps, à rude épreuve ; et les soirées apportaient un mélange de soulagement et d’épuisement. Le paysage changeait sans arrêt : les pâturages et le brouillard laissaient place à des crêtes rocheuses et des panoramas immenses. Chaque jour réservait ses surprises, bonnes ou mauvaises.
Derrière cet apparent inconfort se cache un luxe. Celui d’avoir le temps de contempler la nature, de penser, mais aussi de ne pas avoir à penser à autre chose que l’itinéraire du jour. Une vie simple.
La HRP offrait aussi des connexions. Aux gens rencontrés en chemin, dans les cabanes, dans les refuges. Venant de tous horizons, parfois d’autres continents.